TAG : et si, 10 ans plus tard, retourner chez le psy était la meilleure décision ?
- 21 mai
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 mai
Bonjour et bienvenue sur ce 78ème article du « Journal d’une agoraphobe ».

Cela fait quelques mois que vous n'avez pas eu de nouvelles… Non pas par manque d'envie, mais par nécessité. J'avais besoin de m'accorder une pause, de ne plus avoir cette charge mentale supplémentaire du podcast et du blog le week-end. Aujourd'hui, je suis prête à vous expliquer pourquoi.
Dix ans plus tard, le TAG se rappelle à mon bon souvenir
Début septembre, plusieurs événements se sont enchaînés : ma fille est partie faire ses études ailleurs, et ma N+1 a été licenciée du jour au lendemain… Des ingrédients qui, réunis, ont suffi à réactiver mon anxiété. Des réveils nocturnes, une nervosité quotidienne...
Et surtout, ce réflexe que je croyais avoir définitivement laissé derrière moi : l'évitement. Trois fois de suite, j'avais évité de sortir de chez moi sans vraiment m'en rendre compte.
Que la guérison soit tout sauf linéaire, je le sais. J'en parle même dans d’autres articles de blog (Guérison et rechute : l’autre réalité de l’agoraphobie, Pourquoi consolider sa guérison n'est pas négociable ?). Mais avouons-le : quand on se croit définitivement sortie d'affaire depuis des années, on ne s'attend pas vraiment à ce que ça revienne sonner à la porte un beau matin de septembre.
Ce qui m'a frappée, c'est que la situation était différente de ma première expérience avec l'agoraphobie. À l'époque, je n'étais pas encore guérie. Là, si. Alors cette sensation de voir revenir quelque chose qu'on croyait avoir vaincu, c'était déstabilisant (c’est le seul mot que j’ai trouvé, en fait c’est plus que ça…). Mais il y avait une différence essentielle : cette fois, je savais. Je savais ce que c'était, ce que ça signifiait, et surtout que je ne devais pas laisser ça s'installer.
Droit au but : retour en TCC
Mon premier réflexe a été de chercher un psychologue. Étant déjà passée par là dix ans auparavant, je savais exactement ce que je voulais : une thérapie cognitive et comportementale (TCC). Pas question de tâtonner ni d'explorer différentes approches. La TCC est une méthode dont les effets thérapeutiques sont scientifiquement documentés et c’est ce qui a fonctionné pour moi dix ans auparavant.
Et bonne surprise : en cherchant sur le web, je suis tombée sur un cabinet regroupant plusieurs psychiatres et psychologues, proposant même des groupes de parole dans la ville où je réside. Ce type de structure n'existait tout simplement pas dans ma ville il y a dix ans. Les choses ont vraiment évolué dans le bon sens !
Une thérapie plus transparente, plus structurée
Dès le premier rendez-vous, j'ai remarqué une différence notable par rapport à ma première thérapie. La prise en charge est plus formalisée : premier rendez-vous plus long, tarif différencié, comme chez un spécialiste en médecine. Lors de la deuxième séance, ma nouvelle psy m'a apporté un document listant les symptômes du trouble anxieux généralisé. Nous l'avons lu ensemble. À chaque ligne, je hochais la tête.
Ce qui m'a particulièrement marqué, c'est que c'est moi qui ai, en quelque sorte, posé mon propre diagnostic. En lisant et en acquiesçant à chaque symptôme, j'avais l'impression de comprendre ce qui m'arrivait plutôt que de me le faire expliquer de l'extérieur. Et ça change la donne. À l'inverse de ma première thérapie où j'avais parfois l'impression de naviguer à vue, là je sais où je vais et comment j'y vais.
À RETENIR
Si vous souffrez d'un trouble anxieux généralisé — ou si vous accompagnez quelqu'un qui en souffre — ne vous inquiétez pas si d'anciens réflexes anxieux refont surface, même après une guérison. Ce n'est pas un retour à zéro. C'est une nouvelle étape, d'autant plus facile à traverser qu'on est déjà passé par là. Et avec un accompagnement adapté, cette étape se franchit facilement et rapidement.
La guérison, ça ressemble à quoi vraiment ?
Aujourd'hui, je continue cette thérapie et ça va beaucoup mieux. Parfois, j'entends encore cette petite voix qui me dit de rester chez moi. Mais maintenant, je ne l'écoute plus. Je sors quand même, je fais face. Ce n'est pas magique, ce n'est pas encore parfait — mais c'est en cours.
La guérison n'est pas une ligne droite. Il faut l'accepter. Consolider sa guérison, ce n'est pas une option, c'est une nécessité. Et quand une rechute survient, ce n'est pas une défaite — c'est une information, alors on ne se décourage surtout pas ! Plus facile à écrire et à dire qu’à faire je sais… mais il y a toujours une issue et je souhaite que vous repartiez avec cette idée parce que c’est en suivant le cap de l’issue que la guérison est possible !
Ce podcast et ce blog sont aussi les vôtres. Si cette histoire vous parle, si vous vous êtes reconnu·e, même un tout petit peu, laissez un commentaire ou une évaluation. Vos retours et vos messages nourrissent ce projet et donnent envie de continuer à partager. À très bientôt pour la suite du Journal d'une agoraphobe.



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